Les
syndicats réclament une réforme de l’assurance-emploi,
dénoncent la réduction des primes
Georgetti
demande des appuis au projet de loi C-269
OTTAWA –
Plutôt que la décision mal-conçue de réduire
les primes d’assurance-emploi de quelques sous, le gouvernement
fédéral devrait faire ce qui est juste et trouver
les moyens de rendre le programme d’assurance-chômage
plus pertinente et plus utile pour les millions de Canadiens et
Canadiennes qui y cotisent.
«
Nous devrons réparer le programme d’a.-e. pour qu’il
fournisse l’assistance nécessaire aux sans-emploi
dont les nombres croissent. Il faut les aider avec de la formation
trouver de nouveaux emplois, » dit Ken Georgetti, président
du Congrès du travail du Canada. « Ce serait un plus
grand bénéfice pour le pays que ces réductions
de primes. »
L’entêtement,
pendant des mois, d’un certain nombre de lobbyistes des
milieux d’affaires a réussi convaincre le gouvernement
de réduire les primes.
«
Ces gens là ne sentent pas concernés quand près
des deux tiers des travailleurs et travailleuses qui paient leur
assurance ne se qualifient pas pour les prestations dans les moments
de besoin. Il ne s’intéressent pas non plus faire
marcher ce programme en offrant ou finançant la formation
dont on a tant besoin.
« Les
employeurs responsable devraient se joindre aux travailleurs et
travailleuses et réclamer du gouvernement qu’il appuie
les modifications progressistes proposées par le projet
de loi C-269 qui est l’ordre du jour de la Chambre des communes
cette semaine. Le projet de loi C-269 offre une vision du programme
de l’a.-e. qui bénéficie aux travailleurs
et travailleuses tout autant qu’aux intér ts économiques
long terme du pays. »
Georgetti
explique que le projet de loi C-269, pour l’essentiel, fait
avancer les recommandations appuyées par tous les partis
en 2005 dans le Rapport du comité parlementaire des Ressources
humaines. Ces propositions, qui ressemblent celles du Congrès
du travail du Canada pour moderniser l’assurance-emploi,
ont malheureusement ignorées par le gouvernement actuel
tout autant que le précédent.
«
Pensons-y bien! Nous pouvons avoir un programme d’a.-e.
o près d’un million de familles travailleuses trouveraient
leur compte où nous pouvons avoir quelques sous de plus
par semaine dans les poches des employeurs! Le gouvernement devrait
savoir dire non aux exigences égoistes de certains milieux
d’affaires et se mettre explorer de meilleures idées
comme celles qui sont proposées dans le projet de loi C-269,
» conclut Georgetti.
Le
Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement
syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs
canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux
du Canada, les fédérations provinciales et territoriales
du travail et 135 conseils du travail régionaux.
Site
web : www.congresdutravail.ca