Glissement de terrain à la hauteur du mille 9.9 dans la subdivision Cranbrook
Le 29 mai 2007
Chères Consours,
Chers Confrères,
Voici un message en provenance de Cranbrook concernant un glissement de terrain survenu près de Sparwood, C.-B. Malgré notre conviction que l'état des voies se détériore à un point tel de précipiter un déraillement et que les raccourcis pris en matière de sécurité peuvent se traduire en catastrophes, nous prions d'avoir tort. La sécurité et le bien-être des employés du CP et du grand public doivent demeurer notre préoccupation première. Cette question n'a rien à voir avec le conflit de travail : la sécurité doit demeurer prioritaire en tout temps, grève ou pas. Pour assurer votre sécurité, les mots et les assurances ne suffisent pas; il faut agir.
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV
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Objet : Glissement de terrain à la hauteur du mille 9.9 dans la subdivision Cranbrook
Le dimanche 27 mai 2007, quatre de nos confrères et moi-même avons quitté Cranbrook en direction du mille 9.9 de la subdivision Cranbrook, tout juste à l'est de Sparwood, pour piqueter des briseurs de grève travaillant comme opérateurs de machine. Ils avaient été embauchés pour nettoyer un glissement de terrain ayant provoqué la fermeture de la voie vers 17 h 45 le jeudi 24 mai 2007. Le glissement avait piégé un train circulant vers l'est et enseveli un wagon à grain. Après avoir détaché les wagons et déterré le wagon enseveli, les cadres et les briseurs de grève ont réussi à rouvrir la voie pendant une courte période avant que d'autres débris ne tombent sur la voie. À mon arrivée sur le site aujourd'hui, quatre jours après le premier glissement de terrain, il restait un grand banc de terre qui pendait dangereusement au-dessus de la voie. Ce banc mesurait environ 30 pieds en largeur sur 80 pieds en longueur et avait déjà descendu d'environ 20 pieds.
Nous avons assumé que la voie demeurait fermée. Quelle fut donc notre surprise d'apprendre que le passage d'un train circulant vers l'est avait été autorisé à une vitesse de 10 mi/h dans la zone affectée. À mon avis, si ce n'était pas de la grève, le problème aurait été adéquatement corrigé avant que le passage du premier train ne soit autorisé. Je me demande vers quoi se dirige cette grève des préposés à l'entretien des voies, mais je suis véritablement inquiet de la sécurité personnelle des équipages à bord des trains. La compagnie attend-t-elle que quelqu'un meure pour comprendre qu'elle n'a aucun intérêt à user de ses gros bras? J'ai l'impression que la compagnie tente de faire circuler le plus grand nombre de trains possible alors que quelque 75 % des inspecteurs sur voie qualifiés sont en grève. Il n'en reste donc que le quart en fonction, et les cadres et membres du personnel de travail non qualifiés persistent à croire qu'ils sont en mesure d'assurer la sécurité des voies.
Nous discutons avec des membres du personnel itinérant quotidiennement sur les lignes de piquetage. Ils nous font état des défaillances qu'il constatent et nous avouent qu'ils ne se sentent pas en sécurité. Même si nous leur demandons de s'arrêter à ces défaillances s'ils sentent que leur sécurité est en péril, j'ai l'impression qu'ils sont victimes d'intimidation lorsqu'ils osent le faire. Je crains tristement que la compagnie ait maintenant recours à des tactiques de peur qui empêchent les membres du personnel itinérant de respecter des pratiques sécuritaires.
Don Steuart
Secrétaire-trésorier
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