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Discours
prononcé le 8 mai 2007 par Fred Green dans le cadre de la
conférence sur les transports Bear Sterns
Le
8 mai 2007
Chères
Consœurs,
Chers Confrères,
Hier,
le président et chef de la direction du CP, Fred Green, a
pris la parole à la conférence sur les transports
Bear Sterns à New York. Cliquez sur le lien
suivant pour entendre le discours livré par M. Green
(en anglais seulement) :
.
Mis
à part avoir invoqué les profits et le ratio d’exploitation
entre autres données financières de la compagnie,
M. Green a émis des commentaires sur nos négociations
durant la période de questions et réponses (vers 15:50).
D’abord, vous devez savoir que j’ai été
présent à chacune des séances de négociation
tenues à ce jour et je n’ai pas encore croisé
M. Green. Cela explique peut-être pourquoi sa vision de nos
négociations s’écarte quelque peu de la réalité.
Cependant, cette affirmation du président du CP me préoccupe
beaucoup plus :
«
Permettez-moi d’être candide. Nous sommes en mesure
d’exploiter le chemin de fer sans ce groupe (préposés
à l’entretien des voies). »
Il
a également affirmé que le conflit de travail entre
la compagnie et la CFTC DPEV « ne nous préoccupe guère
».
Soit
dit en passant, Fred Green a touché une rémunération
totale de 4 738 302 $ du CP en 2006, soit 22,2 % de plus que sa
misérable pitance de 3 874 563 $ de 2005.
Consœurs
et Confrères, j’ai discuté avec le médiateur
au cours des derniers jours et, aujourd’hui, la compagnie
m’a fait parvenir une lettre pour m’informer qu’elle
ne déposera pas une offre finale. Elle maintient donc sa
position énoncée dans son document du 23 mars.
Nous
visons une entente négociée, mais cette possibilité
est en train de s’évanouir rapidement. Pour qu’une
entente soit négociée, les deux parties doivent faire
preuve de volonté et Fred Green a clairement laissé
entendre ce que la haute direction du CP pense de nous.
Le
médiateur m’a demandé de lui téléphoner
jeudi après-midi et, dans la mesure du possible, de m’abstenir
de signifier un avis de grève d’ici là. Je compte
discuter des toutes les pistes avec le comité de négociation
et le conseil exécutif, et je vous ferai connaître
notre décision le plus tôt possible.
Par
ailleurs, j’ai reçu plusieurs réponses positives
au message affiché hier par le confrère Vianni et
j’ai cru bon de vous en partager une :
«
Lou a définitivement frappé le bon clou!!!
Le
moral autour de Revelstoke demeure à peu près le même
: Nous sommes tannés, très tannés, de la façon
dont nos confrères sont traités. Il nous est devenu
de plus en plus difficile de nous concentrer sur notre travail,
surtout après tout ce que nous avons tous et chacun donné
à cette compagnie depuis 1, 5, 15 ou 30 ans ou plus. Et nous
n’avons droit à RIEN en retour!
Cela
ne fait plus aucun doute maintenant qu’ils sont prêts
à payer des travailleurs de REMPLACEMENT plus que nous n’avons
jamais été payés. C’est le pire des insultes
pour les HOMMES DE MÉTIER que nous sommes!!
Maintenant,
le moment est venu pour nous de nous tenir debout!! Laissons notre
syndicat se battre pour nous. Si nous sommes solidaires, surveillons
nos arrières et demeurons forts, nous GAGNERONS.
Jody
Grant , Revelstoke, CB »
Consœurs
et Confrères, nos demandes ne sont pas exagérées.
Elles sont tout à fait raisonnables. Nous revendiquons un
salaire décent, le respect, la dignité et la sécurité
dans notre milieu de travail. Je les ai formulées et réitérées
à maintes reprises au point d’avoir la voix rauque
aujourd’hui. Pourtant, la compagnie refuse de les entendre.
Bientôt, vous aurez la possibilité de vous faire entendre.
Faites-vous entendre haut et fort et rendez nous tous fiers.
Continuez
de veiller à votre sécurité, demeurez forts
et restez unis.
Bill
Brehl
Président
CFTC DPEV
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