Mise
à jour sur le dossier des pauses-repas de 20 minutes
Mise à
jour sur le dossier des pauses-repas de 20 minutes
Le 30 janvier
2007
Chères
Consœurs,
Chers Confrères,
Le 3 décembre
2006, au terme d’une séance de négociation
avec le CFCP, je vous ai écrit concernant la mise en application
du paragraphe 8.4 de l’Entente salariale 41 :
« […]
Nous avons été surpris d’entendre un cadre
supérieur affirmer, par exemple, que nos membres n’ont
pas besoin d’une pause de dîner entre leurs 5e et
6e heures de travail. Inutile de dire que nous nous sommes objectés
à cette affirmation et avons confronté le cadre
en question au libellé de la convention collective à
cet égard. Il a ensuite expliqué qu’il est
au courant que nos membres des PEV travaillent pendant leur pause
de dîner payée de 20 minutes mais qu’ils le
font de façon volontaire pour venir en aide à leurs
superviseurs et « accroître la production »
plutôt que parce que les superviseurs usent d’intimidation
ou leur refusent de s’arrêter (ce qui va à
l’encontre des dires des membres affectés à
ces équipes).
Bien que de
tels commentaires soient perturbants, nous nous voyons ainsi au
moins offrir la possibilité de les traiter et d’éduquer
la partie patronale sur ses responsabilités en vertu de
la convention collective. Après tout, nous sommes au 21e
siècle et nous ne sommes pas des serviteurs. La compagnie
a elle-même avoué que la productivité des
équipes de PEV à l’échelle du pays
atteint des sommets. Donc, qu’est-ce qui la motive de nier
à ses employés le simple confort d’une pause
de 20 minutes entre les 5e et 6e heures de travail pour leur permettre
de dîner en paix? Après tout, cette disposition est
clairement enchâssée dans la convention collective.
Quelle personne
raisonnable croirait vraiment que des hommes et des femmes qui
travaillent physiquement dur pendant plus de 10 heures par jour
et ont droit à une pause de dîner payée de
20 minutes y renonceraient de bonté de cœur pour contribuer
à gonfler la prime versée à leur superviseur?
Bien, un cadre a non seulement avoué qu’il y croyait,
mais il a aussi été aussi loin que de tenter (en
vain) d’en convaincre les gens affectés à
ces équipes […] »
À
la suite de cette ronde de négociation, qui s’est
terminée le 30 novembre, j’ai fait parvenir une
lettre à la compagnie l’informant
que nous n’accepterions plus cette pratique interdisant
à nos membres leur pause-repas. J’ai également
déposé le grief en pièce jointe le 5 décembre
2006. La compagnie y a donné suite 42 jours plus tard (voir
aussi en pièce jointe).
À la lecture de la réponse de la compagnie, il est
clair qu’elle passe outre à la position de M. Manconi
et convient que les employés ne doivent pas être
tenus de travailler pendant leur pause-repas de 20 minutes accordée
entre les 5e et 6e heures de leur quart de travail. Ainsi, les
membres n’auront plus à « manger sur le pouce
». Si votre milieu de travail applique la règle de
la pause-repas de 20 minutes, vous disposerez d’une période
de repos de 20 minutes à l’intérieur des 5e
et 6e heures de service pour vous asseoir, vous détendre
et manger votre repas.
Par exemple,
si vous avez débuté à 7 heures, vous aurez
alors droit à une pause-repas de 20 minutes entre midi
et 14 heures. Dans un tel scénario, vous devriez vous arrêter
pour manger à 13 h 40 au plus tard.
Puisque la
décision concernant le bloc de 20 minutes (à l’intérieur
des 5e et 6e heures) qui vous sera accordé revient à
la compagnie, elle sera responsable de vous informer de l’heure
à laquelle vous prendrez votre repas. Cela ne nous pose
aucun problème, pourvu que ce soit fait quotidiennement
(de préférence, avant le début de votre quart
de travail).
Tout membre
régi par la règle des 20 minutes prévue au
paragraphe 8.4 qui n’est pas informé de l’heure
de sa pause-repas ou qui se voit refuser la possibilité
de prendre son repas à l’intérieur des 5e
et 6e heures est prié d’en faire part à son
directeur le plus tôt possible.
Bien que la décence humaine et la convention collective
dictent toutes deux comment cette règle aurait dû
être mise en application, certains superviseurs et supérieurs
ont tenté d’en extraire le plus qu’ils le pouvaient
de vous. En conséquence, vous vous êtes vu refuser
ce simple droit fondamental. Encore aujourd’hui, cela m’étonne
que nous avons dû aller jusqu’à déposer
un grief dans ce dossier. Mais M. Manconi a insisté, et
nous l’avons donc fait.
Et maintenant,
le libellé sur la mise en application de ce paragraphe
est clair. Je tiens à témoigner ma reconnaissance
aux cadres de la compagnie qui ont l’intégrité
et le gros bon sens de régler des griefs tels que celui-ci.
Mon seul espoir est que les autorités compétentes
se penchent de plus près sur les agissements des autres,
ceux-là mêmes dont les décisions sont à
l’origine des griefs déposés. Peut-être
alors se rendront-elles compte qu’un peu de travail d’éducation
serait de mise.
Veillez à
votre sécurité, demeurez forts et faites preuve
de solidarité.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV