Messages reçus d’autres syndicats
Le 15 juin 2007
Chères Consœurs,
Chers Confrères,
Maintenant que la grève est terminée et que nous retournons au travail, de nombreux incidents de vandalisme et de dommages aux véhicules et aux outils de la compagnie durant la grève nous ont été rapportés. Dans certains cas, c’étaient des déchets laissés intentionnellement sur le plancher. Dans d’autres, ce sont les freins de rail haut des camions d’EBEV qui ont été brisés. Il ne fait aucun doute que la compagnie devra payer des coûts élevés pour réparer les outils et les équipements endommagés. Pour éviter que le blâme soit jeté sur nos membres, j’encourage tout le monde à documenter en bonne et due forme tout incident de vandalisme pendant la grève.
Nous avons également reçu d’un cadre de la compagnie une liste imprimée de tous les travailleurs de remplacement dans la ZSNO (et on nous a promis les listes d’autres districts également). Nous avons recoupé tous les noms et déterminé qu’un seul membre de ce territoire a franchi la ligne de piquetage. Nous n’avons aucune trace de plusieurs superviseurs d’ingénierie et d’autres services… mais dans un seul cas il s’agissait d’un membre cotisant en règle. Je suis d’accord avec vous : un seul est un de trop, mais ça en demeure beaucoup moins que certains dirigeants de la compagnie prétendaient.
Consœurs et Confrères, je me rends compte que cette grève a été dure pour nous tous et continue de frapper fort sur certains étant donné que le retour au travail progresse moins rapidement que nous le souhaiterions. Mais il y a un point dont vous devriez tous être fiers. Nous avons fait la grève et évité l’adoption d’une loi de retour au travail. Nous sommes retournés à la table pour négocier une entente, une entente bonifiée par rapport à l’offre finale de la compagnie à bien des égards.
L’intervention du gouvernement s’est limitée à la planification et la médiation de la rencontre des parties. C’est un précédent pour les syndicats ferroviaires.
Ce contrat est loin de satisfaire nos attentes légitimes, mais il est également loin de ce que la compagnie défendait comme position jusqu’à son offre finale du 23 mars. Nous avons gagné beaucoup plus que ce que la compagnie était prête à nous donner. Et c’est grâce à la pression que vous avez exercée et à votre détermination que nous y sommes parvenus. Le comité de négociation a fait un excellent travail, mais il n’était que votre voix. C’est vous qui avez fourni les muscles.
L’offre salariale (avec participation aux coûts) que nous avons acceptée est dans les limites de l’entente type négociée par la compagnie avec d’autres syndicats, mais la similarité s’arrête là. Il s’agit de notre contrat et non pas celui d’un autre syndicat. Nous l’avons négocié pour nous. Nous avons lutté pour l’obtenir. D’autres syndicats ont accepté d’importantes modifications à leurs règles de travail en échange de l’offre type, mais vous devez vous rappeler qu’ils n’avaient pas fait la grève. Nous n’avons fait aucune concession en matière d’ancienneté, de lieux de prise de service et de points touchant notre qualité de vie. Mais, oui, nous avons dû lutter. Et nous avons accompli ce qui nous a parfois semblé impossible à accomplir : une entente négociée. Nous avons gardé notre fierté, notre dignité et notre estime de nous-mêmes et nous avons condamné nos règles de travail.
J’ai pris connaissance récemment du rapport de la compagnie dans lequel on peut lire que la grève n’était pas nécessaire. Évidemment, vous ne partagiez pas cet avis puisque vous nous avez accordé un mandat de grève à 80 % après avoir pris connaissance de l’offre finale du 23 mars de la compagnie. Cette même offre avait été affichée et critiquée sur le site Web de la compagnie et ses dirigeants en avaient vanté les mérites, la qualifiant d’offre égale à celle que d’autres unités de négociation avaient obtenue.
Cependant, l’entente conclue le 6 juin 2007 est affichée sur notre site Web tout comme l’offre du 23 mars pour vous permettre de comparer les deux textes. Quiconque y verra de grandes différences et de multiples améliorations contenues dans l’entente du 6 juin. Outre les multiples augmentations monétaires (excluant les salaires) et des modifications favorables aux règles de travail, on y note l’absence des demandes patronales concernant les règles de travail (agrandissement et flexibilité des territoires d’ancienneté, lieux de prise de service, etc.). Si la compagnie avait eu l’intention de s’entendre avec nous pour éviter la grève, demandez-vous pourquoi elle n’en a pas fait part dans sa réponse officielle. Après tout, nous n’avons cessé de demander une réponse officielle et avons même revu notre position à deux reprises après le dépôt de l’offre patronale du 23 mars.
Si la compagnie affirme maintenant que la grève n’était pas nécessaire, j’espère que les actionnaires, les investisseurs potentiels et les membres du conseil d’administration remettent sérieusement en question la stratégie adoptée par cette équipe de direction et les raisons l’ayant motivé à adopter cette stratégie. Si la grève avait pu être évitée en nous proposant l’offre que nous venons d’accepter, pourquoi alors la compagnie ne l’a-t-elle pas fait en réponse au document syndical du 8 mai? Quel intérêt une compagnie a-t-elle de provoquer une grève pour ensuite concéder beaucoup plus de points que dans son offre finale? Je suppose que ces questions sont futiles à ce stade-ci puisque nous en connaissons déjà les réponses à mon avis.
En tout cas, vous trouverez ci-dessus quelques messages que j’ai reçus des membres d’autres unités de négociation. Ils s’expriment beaucoup plus éloquemment que moi.
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
Président
CFTC DPEV
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Président Brehl,
Vous ne vous rappelez peut-être pas de moi, mais nous avons discuté ensemble en 2005. Je vous avais alors téléphoné pour m’informer de la procédure à suivre pour signer une carte d’adhésion aux Teamsters. J’ai voté contre le contrat que mon syndicat m’a fait parvenir. Je compte 17 ans de services au CP, dans le service de la signalisation, et j’ai vu plusieurs conventions collectives au cours de ces années. Celle-ci est la pire à ce jour. Je voulais vous écrire simplement pour vous laisser savoir que vos membres ont bien fait de tenir tête au CP. J’aurais souhaité que notre syndicat ou vous nous permettiez d’adhérer aux Teamsters. Vous avez toutes les raisons d’être fiers de vos membres ----------------------. J’ai détesté devoir franchir la ligne de piquetage, mais j’ai témoigné mon appui aux grévistes de toutes les façons que j’ai pu le faire. Les briseurs de grève se sont comportés sur le terrain comme de petits enfants et ne se souciaient guère du travail qu’on leur avait confié. Ils agissaient comme s’ils participaient à un jeu et n’arrêtaient pas de se plaindre du travail.
Vos gens nous ont démontré que nous n’avons pas à accepter tout ce qu’on nous propose. Nous avons de nouveaux dirigeants en poste, et j’espère que Brian travaille avec vous pour s’assurer de nous obtenir de meilleures offres à l’avenir. Connaissez-vous Brian? Avez-vous changé d’idée pour ce qui est de nous accepter dans vos rangs?
Sincèrement,
(Un membre de la FIOE)
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Bill Brehl,
Félicitations les Teamsters!!! Les gars, vous avez mené toute une grève. Tous les jours, je me présentais pour mes huit heures de travail et, tous les jours, nous n’avions que quatre heures de boulot ou moins. J’aurais tellement voulu faire du piquetage avec vos gars surtout quand ---------------- était là. Quel travail d’équipe! Je me rappelle notre grève au CN et c’était laid. Notre convention collective prend fin cette année et nous entamerons les négociations à l’automne. J’espère que nos dirigeants travaillent avec vous puisque nous aussi sommes prêts à faire la grève. J’ai pris connaissance de votre entente de principe sur le site et ça semble très avantageux à première vue. Est-ce que j’ai bien lu? Vos quarts de travail tiennent compte des fins de semaine? Vous obtenez 15,5 % de plus par heure de travail toute la semaine? Si j’ai bien lu, c’est ce que nous devons obtenir nous aussi puisque je travaille les fins de semaine depuis des années sans aucune prime.
Je suis un membre fidèle des TCA et je suis fier de mon syndicat, mais je sais que nous devons tous travailler ensemble pour obtenir les ententes les plus favorables. Les syndicats ne doivent pas lutter entre eux, mais plutôt faire front commun. Les Teamsters ont tout mon respect.
En toute fraternité,
(Un membre des TCA)
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CFTC DPEV :
Donnez-leur de la merde. Nous sommes fiers de vous
(Un membre des MUA à l’emploi du CN)