Jours
de repos non privilégiés et accords de transfert
Le
6 février 2007
Chères
Consœurs,
Chers Confrères,
Aujourd’hui,
nous avons conclu trois accords qui auront des répercussions
positives sur divers employés des PEV dans les régions
de l’Est, des Prairies et du Pacifique. Vous les trouverez
ci-annexés afin d’en prendre connaissance.
Le
premier
accord concerne les équipes de la ZSNO (zone
de service du nord de l’Ontario) et de la ZSSO (zone de
service du sud de l’Ontario) dans la région de l’Est.
La
compagnie prévoit mettre à pied des membres de l’équipe
de traverses régulière de la ZSNO vers le 10 juillet
2007 et réduire cette équipe en mettant à
pied des employés moins anciens qui n’auront pas
travaillé suffisamment d’heures cette saison-ci pour
être admissibles à l’a.-e.
Après
les déplacements qui s’ensuivront inévitablement
dans la ZSNO, environ une dizaine d’employés se retrouveront
sans travail. En même temps, la compagnie compte procéder
à l’embauche d’employés dans la région
des Praires, en particulier au Manitoba (où 45 employés
seront embauchés entre juin et septembre).
En
vertu de cet accord, les employés qui resteront en place
après les déplacements auront la possibilité
de travailler au Manitoba, ce qui réduira le nombre de
nouvelles embauches sans nuire à l’horaire de travail
des employés du Manitoba. Vous trouverez plus d’information
sur l’accord de répartition du nord de l’Ontario
sous la rubrique « Perspectives de travail ».
C’est
vers ce moment où l’équipe de traverses réduite
nouvellement formée pourra passer à la ZSSO étant
donné qu’elle aura alors terminé son travail
dans la ZSNO. Tous les employés des PEV dans la région
de l’Est toucheront alors une indemnité de déplacement
bonifiée, nos membres effectueront du travail qui aurait
pu être imparti et la réduction de l’équipe
de traverses dans la ZSNO ne nuira pas à la saison de travail
des équipes dans la ZSSO.
Gardez à l’esprit que les ZSNO et ZSSO sont dans
la même région et que même en l’absence
de cette entente, le paragraphe 11.8 de l’Entente salariale
41 s’appliquerait:
«
11.8 – L’employé mis à pied en raison
d’une réduction du personnel et qui ne peut se prévaloir
de son ancienneté pour supplanter un employé moins
ancien dans son propre territoire d’ancienneté, aux
termes des paragraphes 11.3 et 11.7, peut, dans les 30 jours civils
qui suivent, si son ancienneté le lui permet :
(a) supplanter l’employé le moins ancien de la
Région, dans le groupe d’ancienneté où
il a été mis à pied. L’employé
qui décide de supplanter un autre employé conformément
aux dispositions qui précèdent n’a, dans
son nouveau territoire d’ancienneté, que l’ancienneté
accumulée dans la catégorie à laquelle
il appartenait au moment de sa mise à pied dans son territoire
d’ancienneté antérieur. Aux fins d’application
du présent article, tous les agents de la voie A/agents
d’entretien de la voie mis à pied sont réputés
occuper des postes de catégorie A;
OU
b)
choisir d’être mis à pied.
c)
l’employé qui décide de supplanter un autre
employé aux termes de l’alinéa 11.8 a) conserve,
après avoir supplanté l’employé le
moins ancien de la Région, les droits d’ancienneté
qu’il avait dans son territoire d’ancienneté
antérieur, pour tous les groupes ou catégories
dans lesquels il a déjà acquis de l’ancienneté.
Cependant, s’il décide de ne pas se prévaloir
de son ancienneté pour occuper le premier poste affiché
dans son territoire d’ancienneté antérieur,
d’une durée prévue de 90 jours civils ou
plus, il perd son droit à tous les points de départ
d’ancienneté acquis dans les groupes ou catégories
antérieurs.
Par
la suite, il a droit au point de départ d’ancienneté
qu’il a conservé et aux points de départ d’ancienneté
qu’il a acquis dans le territoire d’ancienneté
de son affectation. L’employé qui revient à
son territoire d’ancienneté antérieur renonce
à tous les points de départ d’ancienneté
qu’il a acquis dans le territoire d’ancienneté
où il a été muté. Une copie des bulletins
est fournie aux employés intéressés. »
En vertu de ce paragraphe, des membres affectés à
la ZSNO pourraient néanmoins exercer leur droit de supplantation
dans la ZSSO et déplacer des membres affectées à
la ZSSO au terme d’une série de déplacements
dans la ZSNO. Cet accord permettra aux membres affectés
à la ZSNO de travailler une pleine saison sans déplacer
des membres de la ZSSO. En conséquence, la saison des membres
affectés à la ZSSO ne sera pas perturbée
et tous les membres des équipes de PEV dans la région
de l’Est (ZSNO et ZSSO) bénéficieront d’une
indemnité de déplacement bonifiée.
Je
sais que vous êtes majoritairement opposés aux transferts
entre territoires d’ancienneté.
Je
m’y oppose moi-même depuis toujours. Nos membres passent
beaucoup trop de temps en déplacement sur les autoroutes
plutôt qu’avec leur famille à la maison.
Toutefois,
pour tenir compte de l’intérêt commun de l’ensemble
des membres, des concessions doivent parfois être faites.
Nous devons garder les entrepreneurs hors de la propriété
dans la mesure du possible, nos membres doivent pouvoir travailler
et ce, contre rémunération. Et toute mesure de souplesse
doit être temporaire, sous toutes réserves et sans
établir de précédent et être adoptée
uniquement parce que les circonstances immédiates l’imposent.
Le deuxième
accord concerne le transfert entre territoires d’ancienneté
des équipes des PEV dans la région des Prairies.
Les métallurgistes du Manitoba arrivaient de la Saskatchewan
pour aider ceux de la Saskatchewan, puis les métallurgistes
de la Saskatchewan traversaient au Manitoba pour aider ceux du
Manitoba. Encore une fois, nous avons négocié une
indemnité de déplacement bonifiée pour tous
les employés des PEV dans la région des Prairies.
Le
travail des équipes de métallurgistes en Saskatchewan
et au Manitoba s’inscrit dans le cadre d’ambitieux
projets. La compagnie souhaitait faire travailler en tandem deux
équipes expérimentées afin de compléter
les travaux à temps. De plus, les deux équipes travailleraient
ainsi une pleine saison en l’absence d’entrepreneurs
venant de l’extérieur.
La
combinaison des équipes de métallurgistes, surtout
celles affectées à la subdivision de Swift Current,
offrait l’avantage supplémentaire de cycles de jours
de repos non privilégiés de plus courte durée
et nous a permis de négocier une prime considérable
pour tous ceux appelés à travailler cette année
selon l’horaire des jours de repos non privilégiés
puisque l’accord de transfert tient compte du dossier des
jours de repos non privilégiés.
Le
troisième
accord concerne les cycles de jours de repos non
privilégiés. Comme vous le savez tous, il s’agit
d’un dossier litigieux. Vous trouverez ci-dessous les liens
vers six causes différentes en cette matière ayant
été soumises au BAMCFC. Il y en a beaucoup d’autres,
mais je pense bien que celles-ci vous permettront de saisir l’ampleur
du problème.
Comme
vous pourrez le constater à leur lecture, la CFTC DPEV
ainsi que la FPEV ont remporté certaines de ces causes
en arbitrage. Toutefois, nous en avons perdu. J’ai même
pris le soin d’inclure une cause similaire que les TCA ont
perdu en raison des « exigences opérationnelles »
invoquées par l’employeur.
L’année
dernière, nous avons intenté une action contre la
compagnie devant le BAMCFC dans le dossier des jours de repos
non privilégiés (cause 3559). Nous avons perdu.
Voyez-vous, en vertu de la convention collective, la compagnie
a le droit d’adopter temporairement l’horaire des
jours de repos non privilégiés si elle est en mesure
de démontrer des « besoins opérationnels ».
Le cas échéant, elle peut offrir des jours de repos
non privilégiés sans verser de prime aux employés
touchés.
Après de longues discussions entre nous et avec nos conseillers
juridiques, nous sommes arrivés à la conclusion
que les arguments et les circonstances invoqués par la
compagnie pour justifier les cycles de jours de repos non privilégiés
de la saison de travail 2007 se rapprochaient étroitement
ceux qu’elle avait invoqués dans le cas du dossier
3559.
Cela signifie-t-il que nous avions peu de chances devant le BAMCFC?
Bien sûr que non. Nous aurions pu trouver de bons arguments
et bien nous défendre. Cependant, il était possible
que l’arbitre rejette notre dossier (comme il l’avait
fait dans le cas de 3559) et, ainsi, les membres travaillant des
jours de repos non privilégiés n’auraient
eu droit à aucune prime en échange de leur sacrifice.
La
décision à prendre était difficile, mais
elle devait être prise néanmoins.
Puisque
la compagnie souhaitait conclure des accords de transfert dans
les Prairies, des accords qui auraient bénéficié
à nos membres, et que nous cherchions à obtenir
des primes pour tous ceux devant travailler selon l’horaire
des jours de repos non privilégiés, nous nous sommes
entendus. Au terme d’une longue lutte et de nombreuses discussions,
nous nous sommes entendus avec la compagnie sur une prime de 12,5
% pour chaque heure travaillée selon l’horaire de
jours de repos non privilégiés. Ainsi, un membre
dont le taux de salaire est de 20 $ l’heure touchera 25
$ de plus par jour – ou environ 450 $ de plus par mois –
sans compter les heures supplémentaires.
De plus, tous les membres qui perdent des heures ou des jours
de repos en raison du basculage entre cycles toucheront une prime.
Veuillez consulter les documents pour bien saisir la portée
des avantages qui vous sont ainsi offerts.
Je
suis satisfait des gains considérables que nous avons réalisés
ici et je suis fier et reconnaissant des personnes qui nous ont
aidés à en arriver là, notamment entre autres
David Brown, les directeurs Helfenbein, Doherty et Spikula ainsi
que le vice-président Delongchamp.
Chaque
fois que des modifications temporaires doivent être apportées
aux territoires d’ancienneté ou cycles de travail,
il en résulte beaucoup de réflexions, de nuits blanches,
de dialogue et de débats. Cependant, des décisions
doivent être prises et une fois ces décisions prises,
tout accord conclu doit être à l’avantage des
membres. C’est le cas des trois accords susmentionnés.
Veillez
à votre sécurité, demeurez forts et soyez
solidaires.
Bill
Brehl
Président
CFTC DPEV
http://arbitrations.netfirms.com/adhoc/AH0522.htm
– rejeté
http://arbitrations.netfirms.com/croa/40/CR3559.htm
– rejeté
http://arbitrations.netfirms.com/shp/SHP0457.htm
– rejeté
http://arbitrations.netfirms.com/croa/30/CR2995.htm
– reçu
http://arbitrations.netfirms.com/croa/25/CR2464.html
– reçu
http://arbitrations.netfirms.com/croa/40/CR3524.htm
– reçu