Voici
les conclusions d’un rapport déposé au terme
de l’enquête menée par le Bureau de la sécurité
des transports sur le déraillement de 42 wagons-citernes
chargés de soufre liquide survenu le 4 décembre 2002
au point milliaire 11,8 de la subdivision Taber du Chemin de fer
Canadien Pacifique (CFCP) en Alberta.
Le
texte intégral du rapport peut être consulté
sur ce site Internet.
Selon
moi, le rapport est suffisamment explicite et demeure pertinent
encore aujourd’hui.
Continuez
de veiller à votre sécurité, demeurez forts
et restez unis.
Bill
Brehl
Rapport
d’enquête sur des problèmes de sécurité
SII R05-01
3.0 Faits établis
1. Les résultats de l’analyse statistique montrent
qu’il y a une corrélation étroite et statistiquement
significative entre le tonnage annuel de vrac et le taux de défauts
de rail, mais pas entre le tonnage global et le taux de défauts
de rail.
2. Quand le poids des rails est inférieur à 130
livres, l’accroissement du tonnage de trains-blocs vraquiers
entraîne une augmentation significative du nombre de défauts
de rail, d’où un risque accru de déraillements
dus à la rupture de rails.
3. Bien que les compagnies ferroviaires se rendent compte de la
dégradation accélérée de la voie qui
est associée au trafic de trains-blocs vraquiers sur les
voies principales de deuxième catégorie, les dossiers
sur les événements montrent qu’on n’est
pas encore parvenu à un point d’équilibre
entre l’augmentation de la dégradation de la voie
et les besoins opportuns d’entretien ou de renouvellement
de l’infrastructure.
4. Bien qu’il incombe aux compagnies ferroviaires de prendre
des mesures pour veiller à ce que les voies ferrées
soient sûres et conformes au Règlement sur la sécurité
de la voie (RSV), il se peut que l’application du RSV ne
soit pas suffisante pour assurer la sécurité, étant
donné qu’il ne tient pas suffisamment compte des
effets indésirables à long terme que l’accroissement
du trafic, et plus particulièrement du trafic de trains-blocs
vraquiers, peut avoir sur les voies principales de deuxième
catégorie ou les voies de dérivation.
5. Des joints de rail mal inspectés et entretenus rendent
les réseaux ferroviaires particulièrement vulnérables
et présentent des risques d’aggravation des défauts
et de rupture. Les inspections des joints de rail qui sont faites
à l’aide du matériel actuel de détection
des défauts de rail ou par les voitures actuelles de contrôle
de l’état géométrique de la voie ne
permettent pas de déceler les défauts qui affectent
les éclisses.
6. Il continue d’y avoir des risques de fissuration par
fatigue autour des trous d’éclissage parce que le
chanfreinage des trous percés sur place n’est pas
obligatoire.
7. Bien que la vérification des défauts de rail
permette d’atténuer les risques de déraillements
causés par la rupture de rails, les méthodes de
détection des défauts actuellement utilisées
ne sont pas en mesure de détecter tous les défauts
internes de rail.
Le présent rapport met un terme à l’enquête
du Bureau de la sécurité des transports du Canada
(BST) sur cet événement. Le Bureau a autorisé
la publication du rapport le 25 mai 2006.
Le
syndicat des Teamsters diffuse une vidéo choc de piqueteurs
mis en état d’arrestation par des policiers du CP>>>
Rencontre
avec le député fédéral Sukh Dhaliwal
>>>