En 2007, le CP accuse des profits records et jouit d'un niveau de prospérité économique jamais vu dans son histoire.
Fred Green, président et chef de la direction : En 2005, M. Green a touché une rémunération totale de 3 874 563 $. En 2006, sa rémunération a totalisé 4 738 302 $, soit 863 739 $ ou 22,2 % de plus. Si M. Green s'était limité à l'augmentation « type » de 3 % en 2006, il n'aurait touché que 116 236,89 $ de plus. Un gros montant, mais évidemment insuffisant à la lumière des profits encaissés par le CP. M. Green a récemment déclaré que le CP pourrait fonctionner sans ses préposés à l'entretien des voies. Les déraillements qui mettent en péril la vie et les biens matériels des Canadiens ne semblent pas le préoccuper outre-mesure.
Brock Winters, vice-président de l'exploitation : En 2005, M. Winter a touché une rémunération totale de 749 277 $. En 2006, sa rémunération a grimpé à 1 404 595 $, soit 655 318 $ ou 87,4 % de plus. Si la rémunération de M. Winter n'avait été augmentée que de 3 %, il n'aurait touché que 22 478 $ de plus. Cependant, ce pourcentage d'augmentation qu'il qualifie d'équitable n'est évidemment pas assez pour lui. Il semblerait que les augmentations de salaire que reçoivent les membres de la direction ne sont limitées que par leur avidité.
Les riches s'enrichissent pendant que les employés se font dire d'accepter des concessions et l'état des voies se détériore.
Pourquoi nous sommes EN GRÈVE
Nous sommes les femmes et les hommes qui construisent, entretiennent et inspectent les voies, les ponts et les structures du CP. C'est une responsabilité qui devient de plus en plus lourde à assumer puisque nous devons composer avec moins de main-d'ouvre et un minimum de matériel nécessaire pour adéquatement réparer et renforcer le réseau ferroviaire.
Le CP accuse des profits records et les membres de sa haute direction s'en remplissent plein les poches au lieu de réinvestir ces montants dans ses effectifs et ses voies.
Nous méritons un salaire décent, des avantages sociaux décents et des vêtements de travail protecteurs décents étant donné que nous sommes appelés à manipuler des contaminants et des cancérogènes sur la vie. Nous méritons une qualité de vie décente en famille au lieu de passer nos journées de repos à parcourir des milliers de kilomètres en automobile (pendant nos heures personnelles et à nos frais) semaine après semaine pour nous rendre à notre travail.
Le CP a refusé de négocier équitablement. Ses représentants sont arrivés à la table non prêts à négocier et nous ont déclaré que nous n'avions droit qu'à la même entente « type » négociée par un autre syndicat en 2005. Sans explications, sans justifications. À prendre ou à laisser...
Et on nous a dit que nous devrions faire d'importantes concessions sur le plan de l'assurance-maladie et bien-être et des règles de travail tout juste pour bénéficier de cette proposition inférieure aux normes.
Nous disons NON! Nous affirmons que nous méritons mieux et que le public mérite mieux.
Nous voulons un salaire juste et équitable. Nous voulons un milieu de travail sécuritaire doté de suffisamment d'effectifs et du matériel requis pour mettre les voies en état acceptable. Nous voulons passer nos journées de repos avec les membres de notre famille et nous voulons pouvoir bénéficier de notre pension tout en ayant l'assurance que nous aurons les moyens de subvenir aux besoins des nôtres. Nous avons travaillé fort pour obtenir tout cela, et nous
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